Mise en route

Comment on travaille : du diagnostic au run

Pas de chantier informatique, pas de migration. Un diagnostic, un agent posé en lecture seule, une table TVA paramétrée et validée par votre conseil, un premier envoi réel supervisé. Voici, concrètement, comment on entre en relation et comment se déroule la suite.

Vous savez déjà ce que fait Liakont : c’est la passerelle qui rend votre logiciel de gestion conforme à la réforme de la facturation électronique, sans le remplacer et sans le modifier. Si l’architecture vous intéresse, comment ça marche la détaille ; cette page-ci répond à une autre question, plus terre à terre : par où commence-t-on, qui fait quoi, et comment se passe la suite ?

Notre principe est de ne rien vous promettre que la solution ne fasse pas, et de vous dire honnêtement où passe la frontière entre ce que nous faisons et ce qui reste de votre ressort. Le reste de cette page applique cette règle.

Une seule porte d’entrée : le diagnostic

Tout part du même endroit. Le diagnostic est une vérification concrète, menée sur votre installation, qui répond à trois questions :

  • votre base est-elle lisible par notre agent en lecture seule stricte, et comment vos données de facturation y sont-elles structurées (factures, lignes, tiers, montants HT / TVA / TTC, régimes) ?
  • quels sont les cas particuliers de votre activité — régimes de TVA, mentions spécifiques, taxes métier — à prévoir dans le paramétrage ?
  • quelle plateforme agréée (PA) convient à votre situation, par quel moyen lui transmettre les flux, et quelles étapes restent à franchir avant l’échéance qui vous concerne ?

À l’issue du diagnostic, vous avez une réponse claire sur votre situation et un périmètre cadré. Pas avant : tant que nous n’avons pas regardé votre base, tout chiffrage annoncé ne serait qu’une approximation, et nous préférons ne pas vous en donner une.

Le parcours de mise en route, étape par étape

Une fois le diagnostic posé et la décision prise, voici le déroulé. Il est volontairement court : la valeur est dans la régularité des flux, pas dans la longueur d’un projet.

1. Pose de l’agent, en lecture seule stricte

Un service Windows léger est installé chez vous, au plus près de votre base. Il s’y connecte via ODBC, en lecture seule stricte : zéro INSERT, zéro UPDATE, zéro DELETE, aucun verrou. Aucune mise à jour de votre logiciel, aucun audit ni autorisation de votre éditeur ne sont nécessaires : nous lisons la base telle qu’elle est. Chaque agent est lié à un seul client et à un seul espace cloisonné côté plateforme — vos données ne peuvent techniquement aller nulle part ailleurs.

2. Atelier de paramétrage de la table TVA

C’est le cœur de la conformité, et l’étape où se concentre notre valeur. Nous construisons avec vous la table de correspondance TVA propre à votre activité : quel type de ligne de votre logiciel correspond à quelle catégorie de TVA, quel taux, quel code VATEX, quelle mention de régime — le tout aligné sur la norme EN 16931 (codes de catégories TVA et codes VATEX du code list officiel publié sur ec.europa.eu).

Ce paramétrage est validé par votre expert-comptable. C’est votre conseil qui connaît votre situation fiscale ; sur les points d’interprétation — par exemple le régime de la marge (CGI art. 297 A) pour qui revend des biens d’occasion — c’est lui qui tranche, pas nous. Chaque règle est journalisée et versionnée : en cas de contrôle, on sait quelle règle a produit quelle facture, et qui l’avait validée. Le vocabulaire technique de cette étape (Factur-X, VATEX, e-reporting) est repris dans notre glossaire.

3. Raccordement à votre plateforme agréée

Nous branchons la solution sur la PA retenue, par le moyen qu’elle expose — dépôt de fichier, connecteur ou API. C’est un point structurant : c’est la PA, et elle seule, qui émet la facture légale et l’achemine dans les circuits officiels. Liakont prépare, contrôle et transmet ; il ne se substitue jamais à la plateforme agréée. Cette frontière — pourquoi une PA seule ne suffit pas, et où Liakont commence — est détaillée dans pourquoi Liakont.

4. Premier envoi réel supervisé

Avant de basculer en routine, nous accompagnons un premier envoi réel, surveillé de bout en bout. Vos données passent par une vingtaine de contrôles de cohérence — dont la règle européenne BR-CO-15 (HT + TVA = TTC), bloquante. Sur un régime non mappé ou un identifiant douteux, nous bloquons et demandons une validation ; nous n’inventons jamais et nous ne transmettons jamais « pour voir ». Vous vérifiez que ce qui sort est exactement ce qui devait sortir.

5. Le run

Une fois le premier envoi validé, la solution fonctionne en continu : extraction, contrôles, mise au format réglementaire (Factur-X, UBL ou CII, ou flux d’e-reporting 8 / 9 / 10 selon le cas) et transmission. Les spécifications de l’administration évoluent — c’est notre affaire, pas la vôtre ni celle de vos clients. L’objectif est qu’au quotidien, vous n’ayez rien à faire : silencieux quand tout va bien, une intervention seulement quand un cas réel le justifie.

Le run existe en deux niveaux

Le run n’est pas uniforme : il se décline en deux niveaux. Le bon niveau se choisit au diagnostic, en fonction du degré de prise en charge que vous souhaitez, pas de votre secteur ni de votre taille — ce n’est pas une case à cocher en avance, et deux établissements voisins peuvent légitimement choisir différemment.

  • Essentiel — la mise en conformité. La solution extrait vos données, applique le paramétrage, construit le document conforme (Factur-X) ou le flux d’e-reporting, et le transmet directement à votre plateforme agréée. Le suivi des retours et l’archivage restent de votre côté, sur le portail de votre PA. C’est le choix « je veux simplement être en règle ».
  • Pilotage — le flux géré de bout en bout. Via l’API de la PA, la solution récupère les statuts et les rejets, vous offre une console unique de suivi, assure une supervision proactive (détection d’une panne silencieuse avant qu’elle ne devienne une non-conformité) et un archivage probant (coffre en écriture seule, chaînage SHA-256, horodatage qualifié RFC 3161 / eIDAS ; non certifié NF Z42-013, option possible).

Inutile de trancher maintenant : nous vous orienterons vers le niveau adapté au moment du diagnostic.

Comment on aborde le prix

Notre modèle est volontairement simple, parce que Liakont est une solution sur étagère, pas un développement spécifique à financer. Pour un site, le prix se compose de deux éléments :

  • une mise en service, par site et une seule fois : pose de l’agent, atelier de paramétrage de la table TVA, raccordement à la PA et premier envoi réel supervisé. Son montant dépend de la complexité du site, mesurée au diagnostic.
  • un abonnement mensuel, par site, selon le niveau de run retenu (Essentiel ou Pilotage), veille réglementaire et mises à jour incluses.

Deux principes guident cette structure. D’abord, jamais de facturation à la pièce : le prix dépend du profil de votre site, pas du nombre de factures émises — pas de mauvaise surprise en fin de mois pour une grosse vacation ou un pic d’activité. Ensuite, pas de grille publique : afficher un tarif unique hors contexte tromperait tout le monde. Nous préférons regarder votre cas et vous donner un prix juste après le diagnostic.

Ce que fixe le calendrier

La réforme suit un calendrier ferme. La réception de factures électroniques devient obligatoire pour toutes les entreprises au 1ᵉʳ septembre 2026 ; l’émission et l’e-reporting concernent les grandes entreprises et les ETI à cette même date, puis les PME, TPE et micro-entreprises au 1ᵉʳ septembre 2027. C’est ce calendrier — détaillé côté réforme, et publié par l’administration sur impots.gouv.fr — qui fixe l’urgence : mieux vaut poser l’agent et paramétrer la table TVA bien avant l’échéance que dans l’urgence d’un contrôle.

Pour commencer

Tout part du même endroit. Décrivez votre situation depuis la page diagnostic : nous vous disons si votre logiciel peut être rendu conforme en lecture seule, sous quelles conditions, et dans quel délai. C’est le moyen le plus simple de transformer l’échéance en plan d’action.