Expertise · Pêche & ports
Logiciels métier pour la pêche, les criées et les ports
Dans un port de pêche, la donnée naît sur le quai, à la pesée et au débarquement. Le logiciel doit respecter ce terrain avant de chercher à le simplifier.
Le terrain avant le logiciel
Une criée ou un port ne fonctionne pas comme un ERP de bureau. Les opérations commencent tôt, les parcours doivent rester courts, les équipements de pesage ont leurs propres contraintes et une information manquante peut se répercuter sur toute la chaîne.
Liadenn s’appuie sur une expérience directe des criées et des logiciels métier pour aborder ces sujets. Nous ne partons pas de l’idée qu’il faut remplacer le système du port. Nous commençons par observer où naît la donnée, qui la saisit, qui la corrige et qui en a besoin ensuite.
Ce que nous avons construit à Lorient-Keroman
Au port de pêche de Keroman à Lorient, Liadenn a développé et mis en production une application entièrement dédiée aux opérations de terrain, dans un environnement où les usages et les tests se déroulent notamment entre 3 h et 6 h du matin, pendant les ventes.
Le périmètre réalisé comprend :
- des bornes de débarquement et de pesée ;
- des tablettes de saisie et de contrôle des lots ;
- les parcours liés au pont bascule ;
- la synchronisation avec le logiciel de vente et l’ERP du port ;
- l’édition des documents et l’étiquetage associés aux opérations.
L’application a été ajustée après sa mise en production à partir des retours des vendeurs de la criée. Cette phase fait partie du produit : observer les usages réels, corriger ce qui doit l’être et reprendre une interface quand le terrain montre une meilleure solution.
Ce qu’en dit le port de Keroman
« Liadenn a fait preuve tout au long du projet à la fois d’efficacité, de souplesse, d’écoute, d’adaptation et de réactivité dans la période qui a suivi la mise en production. […] Nous disposons désormais d’une solution pleinement adaptée aux besoins complexes des utilisateurs de terrain. […] Au vu du résultat obtenu sur ce dossier, nous recommandons les services de Liadenn à d’autres structures. »
Guillaume Jan, responsable SI — Port de pêche de Keroman à Lorient
Du débarquement à une donnée exploitable
Le même lot peut traverser plusieurs outils et plusieurs responsabilités : annonce ou arrivée du navire, débarquement, pesée, constitution du lot, document de transport, vente, règlement, traçabilité et transmission aux acteurs de l’aval.
Quand ces étapes restent isolées, les trous sont comblés par des ressaisies, des fichiers parallèles ou une connaissance détenue par quelques personnes. Le rôle du logiciel est de créer une continuité sans alourdir le geste terrain.
Cela suppose notamment de savoir :
- capter les informations au bon endroit, y compris hors du parcours principal de la criée ;
- rattacher pesées, lots, navires, mouvements et documents ;
- fonctionner avec des interfaces rapides, lisibles et adaptées aux équipements ;
- conserver la provenance et les corrections de chaque donnée ;
- exposer l’information aux systèmes portuaires et aux acteurs autorisés de l’aval.
Des outils pour chaque usage
Une seule application universelle est rarement la bonne réponse. Un poste de pesée, une borne de quai, une tablette de contrôle et une interface de supervision ne répondent pas au même contexte.
Nous privilégions un socle métier commun — navires, marées, lots, pesées, mouvements, documents et référentiels — puis des interfaces spécialisées pour chaque usage. Cela évite de dupliquer les règles tout en gardant des parcours simples sur le terrain.
Les sujets peuvent concerner :
- les bornes et interfaces de débarquement ou de pesée ;
- les flux hors criée et les ventes directes ;
- les ponts-bascules et documents associés ;
- la traçabilité des lots et de leurs transformations ;
- la synchronisation avec un logiciel de criée, un ERP ou une base existante ;
- les outils de supervision et de correction ;
- la préparation de services destinés aux acheteurs, pêcheurs ou gestionnaires.
Les mêmes briques — lots, pesée, étiquetage sanitaire, traçabilité et échanges de données — valent aussi pour les métiers voisins des produits de la mer, notamment le mareyage et la conchyliculture, avec leurs propres règles et sans leur attribuer artificiellement le fonctionnement d’une criée.
Préserver les systèmes déjà en place
Les logiciels portuaires, les serveurs de pesage et les ERP existants représentent des investissements et des connaissances accumulées. Une nouvelle brique doit pouvoir s’y raccorder avec des responsabilités claires.
Nous séparons ce qui relève de l’équipement, du logiciel légalement ou opérationnellement sensible, du référentiel métier et des nouveaux services. Cette séparation permet de moderniser par étapes, de tester sur un périmètre limité et de ne pas rendre toute l’exploitation dépendante d’une bascule unique.
Valoriser la donnée, au-delà de la saisie
Une donnée portuaire bien structurée peut servir davantage que le traitement immédiat de l’opération. Sous réserve des droits, des accords et de la qualité disponibles, elle peut améliorer l’anticipation des apports, la préparation logistique, l’information des acheteurs, la traçabilité ou la valorisation de certains lots.
Ces usages ne doivent pas être promis avant d’avoir vérifié le terrain et le cadre d’accès aux données. Ils se construisent par pilotes mesurables, avec les acteurs concernés.
Une première étape limitée et utile
Le bon point de départ peut être une borne, un flux qui échappe au système actuel, un document encore reconstruit à la main ou une interface entre deux bases. Un périmètre réduit permet de valider le modèle métier, l’usage et l’exploitation avant d’élargir.
Parler de votre contexte portuaire permet de décrire le flux actuel et d’identifier une première étape qui apporte une valeur observable.